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Rappresentanza Permanente d'Italia presso l'Unione Europea


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Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)

 


La notion de responsabilité sociale des entreprises (RSE) ne se réfère pas au seul accomplissement des obligations légales imposées par les dispositions législatives ou d’ordre conventionnel. Elle fait allusion à la nécessité d’aller au-delà de ce simple accomplissement, en investissant toujours plus dans les ressources humaines : elle peut donc être définie comme une "éthique des affaires dans le domaine social, économique et environnemental ".

Dans sa communication Agenda pour la politique sociale présentée en juin 2000, la Commission annonçait son intention d’adopter un document soutenant les initiatives en matière de responsabilité sociale des entreprises, afin de faciliter le développement d’un cadre général permettant l’exercice de la responsabilité sociale des entreprises au niveau européen, et ce en vue d’achever et de compléter les initiatives existantes au niveau des États membres.

L’objectif du Livre vert publié en juillet 2001 était de susciter le débat entre les acteurs concernés (chefs d’entreprises, travailleurs, consommateurs, investisseurs) par la responsabilité sociale des entreprises, laquelle, tout en respectant les traditions nationales, doit présenter les caractéristiques communes ci-dessous :

• triple dimension (au sein de l’entreprise, au niveau de la communauté et sur le plan global) de la notion de responsabilité sociale des entreprises ;
• caractère volontaire des règles de comportement et des principes de responsabilité sociale que les partenaires sociaux, et parfois les gouvernements, ont fixées en la matière ;
• lien entre la RSE et la qualité sociale – nécessité d’inscrire le débat sur la RSE dans la discussion plus générale consacrée à la qualité sociale et à celle du travail ;
• valeur de la diffusion et de l’échange des “bonnes pratiques” ;
• nécessité de coordonner les activités de l’Union en la matière avec les initiatives déjà consolidées à l’échelon international, surtout au niveau de l’OCDE et de l’OIT ;
• nécessité d’encourager les initiatives actuelles sur le thème des étiquettes sociales et des codes de comportement, ainsi que leur visibilité auprès des consommateurs.

Les lignes fondamentales de la nouvelle communication adoptée par la Commission en 2002 ("Communication de la Commission sur la responsabilité sociale des entreprises – Une contribution des entreprises au développement durable") soulignent l’importance de la responsabilité sociale des entreprises en tant qu’instrument permettant d’augmenter la compétitivité et l’inclusion sociale. Elles mettent en évidence les liens étroits existant avec les objectifs de Lisbonne, la protection de l’environnement et les politiques relatives au marché intérieur. La communication envisage trois grands domaines d’action :

• approfondissement des connaissances sur la RSE et sur ses effets en matière de rentabilité et de compétitivité, diffusion de ces connaissances à travers la promotion des échanges de bonnes pratiques entre les petites et moyennes entreprises et leur insertion dans la formation des managers et des travailleurs ; l’objectif est de permettre aux PME de profiter des avantages de la RSE en termes de compétitivité et de communication ;
• benchmarking des politiques nationales en matière de RSE afin de favoriser une meilleure cohérence et convergence au niveau européen ;
• mise au point et coordination des instruments de la RSE (codes de comportement, étiquetage, investissements responsables), qui n’ont été mis en œuvre à ce jour qu’à l’initiative des entreprises (ils manquent donc d’uniformité).
L’aspect saillant de la communication concerne la création d’un forum réunissant les entreprises, les partenaires sociaux, les institutions et les ONG. Ce forum constitue la première expérience d’approche tripartite des problèmes de l’entreprise et du travail au niveau communautaire. Enfin, la RSE sera davantage intégrée dans les politiques communautaires, en particulier celles de protection des consommateurs et de l’emploi.
La promotion de la RSE constitue pour l’Italie une priorité depuis le semestre de Présidence (2003). Une série d’initiatives est d’ailleurs en cours pour la diffusion des principes de la RSE sur le territoire national.

Partie intégrante de la réorganisation du Ministère des Affaires Sociales en 2001, la RSE a été insérée dans une Direction générale (Famille, droits sociaux et RSE).

En mai 2004, le Ministère des Affaires Sociales a établi un Forum des acteurs impliqués dans la RSE (institutions, partenaires sociaux, société civile) afin de :

• diffuser la culture de la RSE et faciliter les échanges d’expériences et de bonnes pratiques ;
• promouvoir la RSE parmi les petites et moyennes entreprises ;
• formuler une série d’instruments, dont certains indicateurs ;
• approfondir l’analyse de la RSE dans le contexte du développement durable.

Une autre activité importante du Ministère des Affaires sociales est la campagne de communication présentée en novembre 2004, en particulier la production de deux spots publicitaires télévisés.

La Fondation pour la CSR, prévue par la Loi Financière 2005, dont les membres fondateurs sont l’Unioncamere (Union Italienne des Chambres de Commerce), l’INAIL (Institut National de Prévoyance contre les Accidents de Travail), l’Université Bocconi e le Ministère des Affaires Sociales. La Fondation a comme objectif la diffusion de la RSE, la réalisation des recherches sur les thèmes de base et la collaboration avec des institutions similaires dans d’autres Etats membres et avec la Commission européenne.

 

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