Au cours de l’année écoulée, les relations
entre les Etats-Unis et l’Union européenne ont fait
un bond qualitatif : la visite à Bruxelles du Président
Bush en février 2005 a donné le coup d’envoi
à une collaboration plus étroite, caractérisée
par d’intenses et de fréquentes consultations à
tous les niveaux.
Le Sommet de Washington de 2005 a déterminé deux
secteurs clé dans la coopération EU-USA.
- le dialogue pour la promotion de la démocratie et des
droits de l’homme, avec la déclaration conjointe
sur « Démocratie, Liberté et Droits de l’homme
»,
- le renforcement du partenariat économique, avec la déclaration
conjointe sur « Economic Initiative », dont le programme
de travail a été approuvé lors de la réunion
ministérielle qui s’est tenue à Bruxelles
le 30 novembre. Cette dernière couvre de nombreux secteurs
: du secteur de la « meilleure régulation »
au marché des capitaux ; de l’innovation au développement
technologique (recherche de base, espace, nanotechnologies, instruction
supérieure et formation professionnelle, accès aux
technologies internet, développement technologique de l’innovation
cyber-security, etc.) à la sécurité des voyages
et des transports (en particulier l’abolition des visas
touristiques pour les Etats-Unis pour tous les citoyens européens),
du secteur énergétique à la protection de
la propriété intellectuelle.
La prochaine réunion au sommet à Vienne en juin
2006 fera le point sur cette nouvelle phase d’intense collaboration
transatlantique et permettra d’enregistrer de nouveaux résultats
concrets opérationnels : la conclusion des accords UE-USA
sur les services aériens et sur l’instruction supérieure
et la formation professionnelle est désormais proche.
Avec le Canada, le principal défi sera représenté
par la poursuite des négociations et par l’espoir
de finalisation de l’Accord sur le renforcement du Commerce
et des Investissements. Le Sommet UE-Canada devrait se dérouler
au cours du second semestre 2006, sous Présidence finlandaise.
L’Italie pense qu’il est fondamental d’arriver
à un développement équilibré et à
un approfondissement ultérieur des relations transatlantiques
afin de créer les conditions idéales pour résoudre
certaines controverses de nature commerciale qui ont eu, surtout
dans les relations UE-USA, un impact disproportionné par
rapport aux liens de fond et au partage des valeurs qui unissent
les deux rives de l’Atlantique.