Repubblica Italiana

ItalianoEnglishNovitàRicerca
Rappresentanza Permanente d'Italia presso l'Unione Europea


La RapresèntationActualitèServicesIstitution EuropèennesItalie en Belgique

La Libéralisation des Services

 

L’objectif que se propose d’atteindre la directive « relative aux service du marché intérieur » présentée par la Commission européenne le 25 février 2004 et qui est actuellement discutée en milieu communautaire est une meilleure circulation de l’offre des services dans les pays de l’UE pour créer un véritable « espace sans frontières » actuellement limité par la présence de barrières juridiques et administratives.

La directive concerne de multiples activités comme la distribution, les services pour le temps libre, la publicité, la location de voitures, les agences de communication, les services de sécurité.

Actuellement, le prestataire d’un service d’un Etat membre qui désire exercer sa propre activité dans un autre Etat membre peut rencontrer des obstacles qui limitent deux droits fondamentaux garantis par le traité : la liberté d’établissement et la libre circulation des services entre les Etats membres. Cette limitation touche également les destinataires des services offerts et comporte d’importantes répercussions économiques : on estime qu’environ 70% de l’activité économique de l’Union européenne se compose de services. La proposition de directive s’insère dans le processus des réformes économiques engagé par le Conseil européen de Lisbonne afin de faire de l’Union européenne, avant 2010, l’économie basée sur la connaissance la plus compétitive et dynamique du monde.

Que propose la directive ?

Les obstacles au développement de cette activité de service entre Etats membres se rencontrent surtout dans deux types de situations :
- quand un prestataire dans un Etat membre désire s’installer dans un autre Etat membre pour y prester ses services (il peut, par exemple, être soumis à des régimes d’autorisations très pénibles, à un formalisme administratif excessif, à des critères discriminatoires, à un contrôle financier, etc.)
- quand un prestataire, à partir de son Etat membre d’origine, désire fournir un service dans un autre Etat membre, en particulier lorsqu’il se déplace temporairement dans le territoire de ce dernier (il peut par exemple être soumis à l’obligation juridique de s’établir dans cet Etat et d’obtenir son autorisation, ou être soumis à l’application de ses normes sur les conditions d’exercice ou à des procédures disproportionnée en matière de transfert de travailleurs).

Pour garantir la liberté d’établissement, la proposition introduit des guichets uniques auprès desquels le prestataire pourra effectuer toutes les démarches administratives relatives à sa propre activité, qui pourront être également effectuée sous forme électronique. Une série de principes provenant des régimes d’autorisation applicables aux activités des services devra être respectée : en particulier les conditions et les procédures de délivrance d’autorisation et l’interdiction de certains critères juridiques particulièrement restrictives qui peuvent encore exister dans les législations de certains Etats membres.

Pour garantir la circulation des services entre les Etats membres, la proposition prévoit que le prestataire soit soumis, sauf dérogation particulière, à la législation du Pays où il est établi et que les Etats membres ne doivent pas imposer de restriction aux services fournis par un prestataire établi dans un autre Etat membre. Un mécanisme d’assistance au destinataire qui utilise le service fourni par un prestataire établi dans un autre Etat membre est également prévu. La proposition prévoit également une activité complexe de coopération administrative.

La directive s’appliquera aux services fournis par des prestataires établis dans un Etat membre et réglementera uniquement les services d’intérêt économique général (SIEG), c-à-d les services qui correspondent à une activité économique et sont ouverts à la concurrence. La directive ne sera donc applicable aux services d’intérêt général, comme définis par les Etats membres, à moins qu’il ne s’agisse d’activités économiques ouvertes à la concurrence ou à la fourniture desquelles des entreprises privées participent. De nombreux secteurs seront néanmoins exclus du champ d’application, comme par exemple les service de transport, les services financiers, les télécommunications, les services juridiques et les services médicaux et sanitaires.

La position de l’Italie

L’Italie attribue une grande importance politique à l’élimination des obstacles, législatifs et non législatifs, aux services du marché intérieur, comme condition essentielle à la réalisation de l’objectif global établi par le Conseil Européen de Lisbonne de faire de l’économie de l’UE l’économie la plus dynamique et compétitive du monde endéans 2010. Le Conseil européen d’octobre 2003 a identifié dans le marché intérieur un secteur clé pour améliorer la compétitivité de l’économie européenne et créer ainsi les conditions aptes à favoriser la croissance et l’emploi. Le Conseil de printemps de 2005 a réitéré l’importance de ce secteur en faisant de la proposition de directive un des instruments clé.

Les avantages économiques de l’ouverture du marché des services sont évidents et l’effet de croissance de la productivité et de contribution au commerce extérieur est évident.
La partie la plus intéressante et efficace de la proposition semble être celle dévolue à la modernisation des systèmes de raccord des autorités compétentes par les obligations d’information, de transparence et de simplification des procédure. Tout ceci s’insère dans les processus déjà en vigueur au niveau national mais en renforce la valeur de passage obligé et inéluctable pour garantir un contexte favorable au développement du marché intérieur des services.



Torna alla Home Page