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Rappresentanza Permanente d'Italia presso l'Unione Europea


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La politique de la Concurrence

 

La politique de la Concurrence de l’Union européenne comprend toute une série de thèmes qui font l’objet des articles 81 à 89 du Traité. A travers la politique de la concurrence, l’Union européenne vise à améliorer la compétitivité des entreprises, la libéralisation des marchés, une meilleure allocation des ressources et la multiplication des possibilités de choix offertes aux consommateurs.
Avec l’introduction de l’euro au 1 janvier 2001 et l’élargissement de l’Union européenne à 10 nouveaux Etats membres, l’évolution constante de la modernisation des politiques en matière d’accords restrictifs et d’abus de position dominante, de concentrations et d’aides d’état est devenue un élément essentiel de la stratégie globale qui peut amener à l’organisation d’un marché commun réellement compétitif.
Ce thème a toujours été très important pour l’Italie. Elle a d’ailleurs été un des Etats membres qui s’est le plus impliqué dans la réalisation de la réforme de la politique communautaire de la concurrence, réforme lancée par la Commission au début des années 2000 et qui s’est terminée en fin 2003 par la Présidence italienne de l’Union. La première étape a été la réforme radicale du contrôle des ententes et des abus de position dominante. A la fin 2002, le Conseil a adopté un nouveau règlement en la matière qui a jeté les bases de la rénovation d’un système qui était en vigueur depuis près de quarante ans. Au cours du deuxième semestre 2003, l’Italie a assumé la Présidence de l’Union européenne. Elle a permis d’atteindre un autre résultat important dans le processus de rénovation et d’adaptation des règles de la politique de la concurrence de l’Union, par l’adoption de la modification du règlement n.4064/89 du Conseil, relatif au contrôle des opérations de concentration entre entreprises. Au cours des 10 années d’application, l’ancien règlement s’était avéré être un instrument efficace de contrôle des phénomènes de concentration entre entreprises susceptibles de fausser la concurrence à l’intérieur du marché commun.
L’objectif du texte de réforme approuvé par le Conseil était de continuer à garantir cette fonction dans un contexte politique et économique en évolution. En particulier, les cas d’intérêts communautaires sujet à notification et à l’examen de nombreuses juridiction avaient déjà provoqué une tendance à l’augmentation des notifications multiples et la crainte de l’exaspération d’une telle tendance à cause de l’élargissement était particulièrement vive. Sous la présidence grecque, une difficile négociation avait vu le jour, l’Italie donnant l’impulsion nécessaire pour atteindre un accord politique au Conseil en fin de semestre, dans les délais requis pour permettre un assainissement de la réforme avant l’entrée de nouveaux Etats membres dans l’Union.
Dans le secteur des Aides d’Etat, l’Italie a la ferme intention d’appuyer la ligne politique tracée par le Conseil de Stockholm, par le Conseil Industrie de décembre 2001 et, enfin, par le Conseil Compétitivité de novembre 2002 ; favoriser la tendance, que l’on constate désormais depuis plusieurs années, d’une diminution du montant global des aides d’Etat fournies par l’Union et parallèlement, la réorientation significative des mêmes aides vers des objectifs horizontaux et de cohésion. L’Italie a relancé et appuyé avec conviction, en portant une attention particulière aux thèmes de la recherche et de l’innovation, toutes les initiatives de portée générale de la Commission, en terme de simplification des règles, de décentralisation des contrôles et d’intensification des échanges d’information, dans l’esprit d’ouverture et de coordination défini à Lisbonne.


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