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Rappresentanza Permanente d'Italia presso l'Unione Europea


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Brevet Communautaire



Au mois d’août 2000, la Commission a présenté une proposition de règlement instituant un brevet communautaire. Elle visait à offrir enfin aux entreprises de l’Union européenne une protection adéquate des inventions, grâce à un instrument juridique qui permette l’exploitation plus efficace de nouvelles connaissances ainsi que la promotion des investissements privés en matière de recherche et de développement. L’un des principaux objectifs de la proposition était en effet de réduire les coûts des brevets, afin que le brevet communautaire devienne un instrument souple aux mains des entreprises et qu’il favorise la compétitivité de l’Union européenne sur le plan mondial.
La protection des inventions est actuellement assurée par deux systèmes : le brevet national et le brevet européen. Toutefois, l’un et l’autre sont réglementés par diverses législations nationales et n’ont qu’une efficacité limitée sur le plan territorial.
Le système proposé ne remplacera pas les systèmes actuels : il devra coexister avec eux, afin de laisser au titulaire la faculté de choisir le type de protection qui lui convient.

Le brevet communautaire, dont la validité couvrira l’ensemble du territoire communautaire et non plus celui des différents Etats membres, sera délivré par l’Office Européen des Brevets (OEB), auquel la Communauté devra adhérer après modification de la Convention de Munich. Il ne pourra être transféré ou annulé ultérieurement que dans la totalité des Etats membres. Pour des raisons juridiques, lors de la délivrance du brevet, le demandeur devra présenter une traduction des revendications dans toutes les langues officielles de la Communauté.
Quant au système juridictionnel, il reposera sur une chambre juridictionnelle (TBC) de première instance, dont les décisions pourront faire l’objet d’un recours en appel devant le Tribunal de première instance (TPI). La procédure se tiendra dans la langue officielle du défendeur, à moins que les parties n’optent, avec l’accord du tribunal, pour une autre langue.

Les négociations se sont avérées extrêmement complexes et ont mis en évidence l’existence de trois problèmes importants qui ont quelque peu ralenti les négociations bien que l’on ait été, sous la Présidence italienne en novembre 2003, très proches d’un accord :
Ces problèmes sont les suivants : - la valeur légale des traductions des revendications
- le délai pour le dépôt des traductions
- la centralisation chez un seul juge de tous les litiges sur la nullité et les contrefaçons
Récemment, comme le Commissaire Mc Creevy l’avait annoncé à la presse, la Commission a lancé une nouvelle initiative pour tenter de débloquer la proposition sur le brevet communautaire, qui était toujours à l’examen du Conseil. En réaffirmant que le brevet communautaire représente une priorité parmi les politiques de relance de la compétitivité de l’industrie européenne, la Commission a formellement débuté une consultation qui se terminera le 31 mars 2006, qui impliquera la société civile, les institutions et les autres parties intéressées par une réflexion sur la meilleure façon de mettre en œuvre une politique européenne des brevets. Les résultats des négociations seront connus le 13 juin 2006.

 


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