2006 semble être une année particulièrement
heureuse pour les rapports entre l’Union Européenne
et les Balkans (début des négociations d’adhésion
avec la Croatie, reconnaissance du statut de pays candidat pour
la FYROM etc.). La conclusion d’un rapport contractuel entre
Bruxelles et les pays de la région, grâce à
la signature des Accords de Stabilisation et d’Association
(ASA) pourrait marquer une étape fondamentale dans la stabilisation
de la région. Ce sera toutefois une année difficile,
délicate et complexe dans la mesure où on devra
tenir compte de deux problèmes importants dont les conséquences
pourraient se répercuter sur toute la région : les
négociations sur le statut final du Kosovo et le référendum
sur l’indépendance du Monténégro. Deux
autres événements de réflexion sur la politique
de l’Union européenne vis-à-vis des Balkans
se tiendront également dans le courant de l’année
: le « Gymnich » de mars que la Présidence
autrichienne veut consacrer au relancement des engagements de
l’Agenda de Salonique et le débat sur l’avenir
de l’Elargissement qui touchera également les pays
d’outre adriatique.
L’Italie estime qu’il est fondamental de maintenir
une perspective européenne précise pour tous les
pays des Balkans afin d’assurer la stabilité et la
prospérité dans la région et travaille activement
dans ce sens : tant dans le domaine politique, militaire (en offrant
une contribution substantielle en hommes et en matériel
aux missions déployées sur le terrain en Bosnie
Herzégovine et au Kosovo), que dans le domaine de l’assistance
financière (avec une aide massive au développement
au à « l’institution building »).